J’ai eu un OnlyFans pendant deux ans, et voilà pourquoi je l’ai supprimé
Il y a des sujets dont je parle facilement. Et puis il y a celui-là, que je gardais un peu de côté. Pendant environ deux ans, j’ai eu un compte…
Pourquoi certaines femmes ne se reconnaissent plus après un accouchement ?
Comment se reconnecter à soi en douceur ?
Après un accouchement, on parle beaucoup du corps : du ventre, du poids, des kilos à perdre, du « retour à la normale ». Mais on parle très peu de ce qui se passe vraiment. Parce que oui, le corps change. Mais le cerveau aussi. Quand il y a des changements physiques importants, le cerveau peut avoir du mal à se reconnaître dans ce nouveau corps. Comme un décalage. Comme si l’image qu’on avait de soi ne correspondait plus à ce qu’on voit.
À ça s’ajoute la chute hormonale. Brutale. Invisible… mais bien réelle. Et puis la vie qui bascule. On passe de femme à mère. De couple à famille. De deux à trois.
Et parfois, sans vraiment comprendre pourquoi, tu te regardes dans le miroir… et tu ne te reconnais plus. Pas forcément parce que ton corps a changé, mais parce que le lien avec ce dernier n’est plus le même. Tu te sens différente. Étrangère parfois. Pour certaines on se sent moins femme, plus « maman de ». Et ça, c’est dur à dire.
On te répète que tu devrais être heureuse, que tu viens de donner la vie, que ton corps est « incroyable », et c’est vrai. Mais ça n’empêche pas le reste : le décalage, la perte de repères, la difficulté à se retrouver, la sensation de ne plus habiter son propre corps.
Parfois il y a encore autre chose… Des expériences médicales difficiles, des gestes non consentis, des mots violents, un sentiment de dépossession. Ce n’est plus juste une question de corps, c’est une question d’identité, de sécurité, de lien à soi.
C’est sa femme, Laura, qui m’a contacté pour lui offrir la séance. Laura m’a expliqué que Léa avait porté leur enfant et que depuis elle n’était plus à l’aise avec son corps.
Quand j’ai reçu son questionnaire, certaines phrases m’ont marquée.
Elle m’a dit qu’elle se sentait assez mal dans son corps, encore plus depuis son accouchement un an plus tôt. Qu’il lui était difficile de faire le deuil d’un corps qu’elle trouvait déjà imparfait… mais bien moins qu’aujourd’hui.
Mais surtout, elle avait peur : de ne plus avoir confiance en elle, de pleurer pendant la séance, de se trouver trop moche… au point de ne pas se sentir légitime d’avoir, elle aussi, de belles photos.
Et puis, presque comme un secret, elle m’a partagé quelque chose de beaucoup plus profond.
Après son accouchement, elle avait vécu de lourdes violences gynécologiques. Un choc post-traumatique encore très présent, malgré le travail qu’elle faisait en thérapie. Elle m’a écrit qu’elle avait été déshumanisée, et que depuis, elle n’arrivait plus à retrouver Léa. Son identité.
Cette séance, pour elle, ce n’était pas “juste des photos”. C’était une étape. Un moyen de sortir la tête de l’eau. De se retrouver. Et elle était prête à y mettre toute son énergie pour que ce moment ait du sens.
Au début de séance il y a eu beaucoup d’émotion et quelques larmes. Pendant la séance, lors de photos face au miroir, l’exercice a été d’abord compliqué, elle était gênée, alors on a fait une pause et je lui ai demandé ce qui la gênait.
Elle a employé des mots très violents envers elle-même, ce que je lui ai fait remarquer.
Dans la formule qu’elle a choisit (la formule « Immersion »), je demande d’écrire une promesse à soi-même. Elle a écrit « je me promets de faire revivre Léa, de prendre du temps pour elle, d’être plus douce dans les mots qui la décrivent et de la laisser prendre de la place ». Ce qui m’a marquée, c’est qu’elle parle d’elle à la 3e personne. Comme si Léa… n’était pas encore totalement revenue.
Trois mois après, j’ai reçu ce message :
La vérité, c’est ça : on ne retrouve pas forcément son corps d’avant, il change et c’est normal, ce n’est pas grave. Mais on peut recréer un lien avec celui qu’on a aujourd’hui. Pas dans la pression ni dans la comparaison, mais dans la douceur.
Et surtout : à ne plus se réduire uniquement à son rôle de mère.
Si tu as l’impression de ne plus te reconnaître aujourd’hui, tu n’es pas seule. Tu n’es pas perdue. Peut-être que tu t’es éloignée de toi, peut-être que ton corps a besoin de temps, peut-être que certaines choses ont laissé des traces. Mais rien de tout ça ne t’a enlevé le droit de te sentir belle, femme et de te reconnecter à toi. Tu es encore là. Et ça, c’est déjà un point de départ.
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/ Mon univers, sans censure /
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Une séance photo peut être un moment puissant : un espace pour se voir autrement, se reconnecter à son corps et changer la manière dont on se regarde. Si cette lecture résonne en toi, peut-être que ce n’est pas un hasard.
Chaque histoire commence quelque part.
Photographier, pour moi, ce n’est pas juste capturer une belle image. C’est rencontrer. Écouter. Comprendre. Accompagner.