On t’a menti sur ce qu’est la confiance en soi
Tu travailles sur toi depuis des mois. Peut-être des années. Tu lis les bons livres, tu écoutes les bons podcasts, tu fais peut-être même de la thérapie. Tu sais d’où…
Lorsque mes clientes réservent une séance photo, le sujet du rapport au corps et du regard sur soi est forcément au coeur de nos échanges. J’écoute mes clientes me parler d’elles et j’entends souvent des choses comme :
À chaque fois je trouve ça d’une violence inouïe et je me fais la même réflexion : on se parle à nous-mêmes d’une façon qu’on n’accepterait jamais d’une autre personne.
On dit souvent qu’il ne faut jamais laisser quelqu’un nous manquer de respect. Qu’il ne faut pas tolérer les remarques humiliantes ou les critiques blessantes. Pourtant, il y a une personne à qui beaucoup de femmes laissent dire ces choses tous les jours : elles-mêmes. Et parfois j’ai envie de poser une question toute simple : à quel moment on a commencé à se parler comme ça ? On est d’accord que personne ne naît en se regardant dans un miroir en pensant « mon ventre est horrible. ».
Une remarque à l’école. Une phrase d’un parent. Une comparaison. Une moquerie.
Et sans vraiment s’en rendre compte, on a commencé à intégrer ces mots. Et des années plus tard, la personne qui répète ces phrases ce n’est plus l’autre, c’est nous. C’est devenu notre petite voix intérieure, qui se répète en boucle les mêmes choses dans notre tête, dès qu’on se regarde dans le miroir ou qu’on se voit en photos. Le problème, c’est que la répétition crée une croyance. Les mots que vous utilisez pour parler de vous deviennent la manière dont vous vous voyez.
Les mots ont un poids, même quand ils sont silencieux, même quand ils viennent de nous.
La petite voix intérieure ne disparaît pas du jour au lendemain, mais on peut la reconnaître, la questionner et lui répondre autrement. La première pensée est souvent automatique, mais la deuxième est celle que vous choisissez. Alors typiquement quand la petite voix dit « je suis horrible », répondez-lui « je mérite un peu plus de douceur que ça ». Je te propose aujourd’hui 3 étapes simples.
La première étape, c’est simplement de commencer à écouter la manière dont vous vous parlez. Observez les mots que vous utilisez et imaginez-vous les prononcer à quelqu’un d’autre. Prendre conscience de ces mots est déjà un premier pas.
Sans parler de passer de « je suis horrible » à « je suis magnifique » (ce qui peut vous sembler faux), mais passer de jugement à observation. Par exemple, au lieu de dire « je suis horrible », essayer « je suis très dure avec moi-même aujourd’hui » ou « je n’aime pas cette photo de moi », c’est différent et ça casse la croyance.
Quand une amie vous dit « je suis horrible sur cette photo », vous lui répondez quoi ? Qu’elle est superbe et devrait arrêter d’être dure avec elle-même, pas vrai ? Alors pourquoi cette bienveillance on la garde pour les autres mais on se la refuse à soi-même ? Si tu parlais à ta meilleure amie comme tu te parles à toi-même, est-ce qu’elle aurait encore envie de te voir ?
Se parler avec respect, ça change tout. La manière dont vous vous parlez influence la manière dont vous vous traitez, et la manière dont vous vous traitez influence ce que vous acceptez des autres. Quand vous commencez à vous parler avec respect, vous commencez aussi à exiger ce respect autour de vous.
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/ Mon univers, sans censure /
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Les sujets que j’aborde ici — le regard sur soi, la confiance, la sensualité — sont au cœur de mes shootings.
Une séance photo peut être un moment puissant : un espace pour se voir autrement, se reconnecter à son corps et changer la manière dont on se regarde. Si cette lecture résonne en toi, peut-être que ce n’est pas un hasard.
Chaque histoire commence quelque part.
Photographier, pour moi, ce n’est pas juste capturer une belle image. C’est rencontrer. Écouter. Comprendre. Accompagner.