Ilana Cael Logo Blanc

On t’a menti sur ce qu’est la confiance en soi

Tu travailles sur toi depuis des mois. Peut-être des années.

Tu lis les bons livres, tu écoutes les bons podcasts, tu fais peut-être même de la thérapie. Tu sais d’où viennent tes blocages, tu comprends tes schémas, tu es capable d’analyser tes peurs avec une précision chirurgicale.

Et pourtant. Tu attends toujours de te sentir prête.

Prête à lancer ce projet. Prête à prendre cette photo. Prête à prendre de la place. Prête à oser.

 

Si ça te parle, je vais te dire quelque chose qui va peut-être te déranger : ce n’est pas toi le problème. C’est la définition qu’on t’a donnée de la confiance en soi.

La confusion qui te coûte cher

On t’a appris que la confiance en soi, ça se construisait de l’intérieur vers l’extérieur. Que pour oser, il fallait d’abord s’aimer. Que le travail sur soi était le préalable à l’action.

 

Ce que personne ne t’a dit clairement, c’est que tu mélanges deux choses très différentes : l’estime de soi et la confiance en soi.

 

L’estime de soi, c’est la valeur que tu te donnes en tant que personne. C’est profond. C’est souvent ancré dans ton histoire, ton enfance, les messages que tu as reçus sur qui tu étais et ce que tu valais. Ça se travaille sur le long terme, souvent avec un professionnel, toujours avec beaucoup de patience. On ne hacke pas l’estime de soi avec une routine matinale.

La confiance en soi, c’est autre chose. C’est ta croyance en ta capacité à faire quelque chose de spécifique. À traverser une situation précise. Elle n’est pas globale, on peut avoir une confiance solide dans son travail et se sentir complètement perdue en amour. Elle n’est pas permanente, elle fluctue, elle évolue selon ce qu’on vit et ce qu’on ose.

Et surtout : elle ne se construit pas de la même façon que l’estime.

 

La vérité que personne ne veut te dire

La confiance en soi ne précède pas l’action. Elle en est le résultat. Relis ça.

 

La confiance ne vient pas d’abord pour te permettre d’agir. C’est l’action qui crée la confiance. Ton cerveau ne fonctionne pas à partir de convictions, il fonctionne à partir de preuves. Et les preuves, il ne peut les collecter qu’à travers ce que tu fais, pas à travers ce que tu ressens.

 

Concrètement, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que tu peux avoir une image de toi catastrophique et quand même développer de la confiance.

 

Pas en te forçant à te trouver belle. Pas en répétant des affirmations positives devant ton miroir. Mais en faisant des choses qui te font peur, et en survivant.

Chaque fois que tu fais quelque chose hors de ta zone de confort, ton cerveau enregistre une information nouvelle : j’ai eu peur, j’ai fait quand même, et il ne s’est rien passé de terrible. Ou mieux : j’ai eu peur, j’ai fait quand même, et c’était bien. Cette information s’accumule. Elle devient une référence. Et progressivement, sans même t’en rendre compte, tu commences à te prouver que tu es capable.

C’est ça, la confiance en soi. Pas un état dans lequel tu entres un jour définitivement. Une collection de preuves que tu te donnes à toi-même, une action à la fois.

 

Et le plus contre-intuitif dans tout ça ? C’est en gagnant en confiance par l’action que tu peux commencer, doucement, à travailler sur l’estime. Pas l’inverse. Les petites victoires que tu accumules finissent par changer quelque chose de plus profond : la façon dont tu te perçois, la valeur que tu te donnes. Mais ça commence par bouger, pas par attendre d’être prête.

 

Alors, c’est là qu’on parle de la photo

Je vais être honnête avec toi, parce que c’est un peu le principe de cet article.

Une séance photo ne va pas régler tes complexes. Elle ne va pas te guérir de vingt ans de regard dur sur ton corps. Elle ne remplace pas une thérapie, elle n’efface pas les blessures profondes, et si tu viens en espérant repartir avec une nouvelle estime de toi, ce serait te mentir que de te promettre ça.

Mais voilà ce qu’elle peut faire. Elle peut être une preuve.

 

 

Venir shooter alors que tu penses ne pas être photogénique. Alors que tu n’aimes pas ton corps. Alors que l’idée te terrifie depuis des semaines. Ce n’est pas un acte anodin, c’est exactement le type d’action dont on parlait. Tu fais quelque chose qui te fait peur. Tu sors de ta zone de confort de façon concrète, physique, réelle. Et à la fin de cette heure ou deux, ton cerveau a enregistré quelque chose qu’il ne peut pas ignorer : « J’ai fait un truc qui me faisait peur. Et je l’ai fait quand même ».

Ce n’est pas de la magie. Ce n’est pas une transformation instantanée. Mais c’est une première preuve. Et les premières preuves, c’est souvent les plus difficiles à se donner, et les plus précieuses.

Tu ne viens pas parce que tu t’aimes déjà. Tu viens malgré le fait que tu ne t’aimes pas encore. Et c’est précisément pour ça que ça compte.

 

Ce qu’on fait de tout ça ?

On t’a vendu l’idée que la confiance en soi était une destination. Un endroit où tu arriverais un jour, après suffisamment de travail sur toi, après avoir assez guéri, après t’être suffisamment aimée.

Mais la confiance ne t’attend pas au bout du chemin. Elle se construit sur le chemin.

Pas en te préparant à agir. En agissant.

Pas en attendant de te sentir prête. En décidant de le faire quand même.

 

Ce n’est pas un appel à foncer tête baissée sans jamais regarder en dedans. Le travail sur soi est réel, l’estime se construit et elle mérite qu’on s’en occupe. Mais si tu attends que l’intérieur soit parfaitement réglé avant de bouger, tu attends quelque chose qui ne viendra pas dans cet ordre-là.

Commence par une action. Une seule. Quelque chose qui te fait un peu peur, qui te sort de là où tu es habituellement en sécurité. Pas pour prouver quelque chose aux autres. Pour te prouver quelque chose à toi.

 

Et si cette action, c’est venir te faire photographier alors que l’idée te noue le ventre, je serai là. Pas pour te transformer. Pas pour régler quoi que ce soit. Juste pour créer un espace où tu peux te donner cette première preuve.

Tu n’as pas besoin de t’aimer pour venir. Tu as juste besoin de décider que tu le fais quand même.

Ilana Cael Logo Blanc

Tags :

  • estime de soi
  • ,
  • regard sur soi

Partager :

/ Mon univers, sans censure /

À lire aussi

On t’a menti sur ce qu’est la confiance en soi

On t’a menti sur ce qu’est la confiance en soi

Tu travailles sur toi depuis des mois. Peut-être des années. Tu lis les bons livres, tu écoutes les bons podcasts, tu fais peut-être même de la thérapie. Tu sais d’où…

On parle du ghosting ?

On parle du ghosting ?

Honnêtement, j’aurais préféré ne pas avoir à écrire ce texte-là, mais voilà, la vie en a décidé autrement, et je me suis dit que c’était peut-être l’occase d’en parler vraiment.…

Chair et pulpe : photo artistique fruit

Chair et pulpe : photo artistique fruit

Une série photo artistique et sensorielle où le corps devient matière, texture et relief. Entre pamplemousse, cerise, pastèque, groseille, framboise et orange, “Chair et pulpe” explore la frontière entre douceur,…

Accouchement : quand le corps change… le lien à soi se transforme

Accouchement : quand le corps change… le lien à soi se transforme

Après un accouchement, on parle beaucoup du corps : du ventre, du poids, des kilos à perdre, du « retour à la normale ». Mais on parle très peu de…

/ Et si tu le vivais plutôt que de le lire ? /

Photographe intimiste

Les sujets que j’aborde ici — le regard sur soi, la confiance, la sensualité — sont au cœur de mes shootings.

Une séance photo peut être un moment puissant : un espace pour se voir autrement, se reconnecter à son corps et changer la manière dont on se regarde. Si cette lecture résonne en toi, peut-être que ce n’est pas un hasard.

Chaque histoire commence quelque part.

Photographier, pour moi, ce n’est pas juste capturer une belle image. C’est rencontrer. Écouter. Comprendre. Accompagner.